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Potentiel minier

Le Niger dispose d’un potentiel important en ressources minieres. La géologie générale du pays est relativement simple, la majeure partie du territoire est occupée par deux bassins sédimentaires phanérozoïques : le bassin des Iullemeden à l’ouest et celui du lac Tchad à l’est. Le premier bassin s’étend aussi sur les territoires de l’Algérie, du Mali, du Bénin et du Nigeria, tandis que le second s’étend sur le Tchad et le Nigeria.

Les formations précambriennes constituent le second ensemble caractéristique de la géologie du Niger. Elles affleurent dans le massif de l’Aïr (80 000 Km2) au nord, le Liptako (30 000 Km2) au sud-ouest, le Damagaram mounio et le sud Maradi (20 000 Km2) au sud-est et le Ténéré (13 000 Km2) au nord-est. Le Liptako représente l’extrémité orientale du craton ouest africain, tandis que l’Aïr et le Damagaram mounio appartiennent à la zone mobile centrafricaine.

Les principales provinces minières sont :
l’Aïr, le Damagaram Mounio et le Sud Maradi avec leurs formations de :

  • Roches supracrustales précambriennes, hôtes des minéralisations en Au, Ag, Cu, Pb, Zn, etc. ;
  • Dépôts molassiques infracambriens avec des indices d’Au ;
  • Granites jeunes associés aux complexes sub-volcaniques annulaires avec leurs minéralisations en Sn.

le Liptako avec ses formations de :

  • Roches vertes birrimiennes contenant des minéralisations en Au, Pt, Cr, Ni, Li, Cu, Pb, Zn, Mn, Mo, Ti, V, etc. ;
  • Couvertures de plateforme en bordure du craton renfermant des minéralisations en phosphates, et Cu liées aux formations du protérozoïque ;
  • Dépôts cénozoïques du continental terminal affleurant au sud-ouest du Liptako recelant d’importantes ressources en fer.

Le bassin des Iullemenden avec ses formations sédimentaires paléozoïques et   mésozoïques hôtes des gisements d’uranium, de charbon.

Il convient de noter aussi la présence de minéraux de développement dans l’Ader Doutchi, notamment le sable, les argiles et marnes argileuses, les graviers, le calcaire, le gypse, les phosphates, le sel, etc.

L’inventaire des réserves et ressources minérales connues est présenté dans le tableau qui suit.

Inventaire des réserves et ressources minérales connues

Substance minérale Réserves et Ressources
Uranium 225 459 tonnes
Or 65 tonnes
Lithium 300 000 à 350 000 tonnes de minerai
Nickel 200 000 tonnes
Vanadium 8 000 tonnes
Molybdène 37 280 tonnes
Cuivre 87 500 tonnes
Phosphates 1 250 millions de tonnes
Fer 1 209 millions de tonnes
Charbon 30 millions de tonnes
Sel 25 millions de tonnes

Source : Direction Générale de la Géologie et du Cadastre Minier/Ministère des Mines

Cadre législatif, institutionnel et réglementaire

Le cadre législatif

Le cadre législatif a évolué suite à l’harmonisation de la loi minière de 1993 avec le code minier communautaire en 2006, l’adoption de la loi modificative de 2014 sur la rétrocession de 15% des revenus miniers aux collectivités territoriales, ainsi que l’adoption des nouveaux textes sur les EMAPE, introduisant les AESM et les AEHTR.
Le cadre législatif national comprend des textes de lois. On peut citer entre autres:

  • la Constitution du 25 novembre 2010 ;
  • l’Ordonnance 93-16 du 2 mars 1993 portant Loi Minière, complétée par l’Ordonnance 99-48 du 5 novembre 1999 et modifiée par la Loi 2006-26 du 9 août 2006 ;
  • la Loi 2008-30 du 3 juillet 2008, accordant des avantages dérogatoires pour les investissements des grands projets miniers ;
  • Loi 2014-08 portant modification de l’article 95 de la Loi Minière relative à la rétrocession de 15% des revenus miniers aux communes pour l’étendre aux collectivités territoriales concernées par les exploitations minières;
  • la Loi N° 2017-69 du 31 octobre 2017 portant rectification de l’ordonnance n° 2017-03 du 30 juin 2017, portant modification de l’Ordonnance n° 93-16 du 02 mars 1993 portant Loi Minière. Cette ordonnance introduit les autorisations d’exploitation semi-mécanisées, ainsi que les autorisations d’exploitation de haldes, de terrils et de résidus de mines et carrières ;
  • Décret n° 2006-265/PRN du 18 août 2006 fixant les modalités d’application de la Loi Minière ;
  • Décret n° 2017-628/PRN/MM du 20 juillet 2017 modifiant et complétant le Décret n° 2006-265/PRN/MME du 18 août 2006 fixant les modalités d’application de la Loi Minière 

Cadre institutionnel

Le Ministère des Mines est chargé de la conception, de l’élaboration, de la mise en œuvre, du suivi et de l’évaluation des politiques et stratégies nationales dans le domaine des mines, conformément aux orientations définies par le gouvernement. Il lui incombe entre autres de mettre en place le cadre juridique du secteur minier, de produire l’infrastructure géologique de base, de conduire les négociations des contrats miniers avec les investisseurs, d’assurer le suivi-contrôle juridique, financier, technique, environnemental et social des opérations minières, ainsi que la bonne gouvernance du secteur.

Pour l’accomplissement de ses missions le Ministère en charge des Mines est organisé aux termes du décret N° 2017-219/PRN/MM du 23 mars 2017, comme suit :

  • Le Cabinet du Ministre ;
  • Le Secrétariat Général ;
  • L’Inspection Générale des Services ;
  • La Direction Générale des Mines et des Carrières (DGM/C) ;
  • La Direction Générale de la Géologie et du Cadastre Minier (DGG/CM) ;
  • Sept (7) Directions Nationales d’Appui;
  • Huit (8) Directions Régionales des Mines (Agadez, Diffa, Dosso, Maradi, Tahoua, Tillabéry, Zinder et Niamey) ;
  • La Direction Départementale des Mines (Arlit).

Outre ces structures, le Ministère en charge des Mines assure la tutelle technique des entités suivantes:

  • Le Centre de Recherches Géologique et Minière (CRGM);
  • La Société du Patrimoine des Mines du Niger (SOPAMIN) SA.